Sondage sur la Protection dans le camp de déplacés de Buhimba 1 – Nord Kivu

L’étude s’est basée sur la méthode quantitative et qualitative en utilisant des approches structurées et non structurées. En tout, 177 entretiens structurés ont été réalisés au sein du camp. 15 entretiens individuels avec les personnes ressources (9 femmes et 6 hommes) et 4 focus group. 
Préalablement à la collecte de données sur le terrain, une séance de formation animée par ASD MONDE (Actions Sociales pour le Développement au Monde) s’est tenue le 22 au 24 Août 2024. La formation a eu pour objectif de former le personnel chargé d’administrer les questionnaires aux méthodes de collecte de données par téléphone. Cette formation a également permis de faire un pré-test des questionnaires pour évaluer la capacité des agents enquêteurs à les administrer par téléphone et la compréhension du questionnaire. 
La collecte des données a duré approximativement 5 jours. Elle a débuté le 22 août et s’est achevée le 27 août 2024 avec 5 personnels charger d’administrer les questionnaires repartis dans les blocs du camp. Le taux de réponse a été globalement satisfaisant.
La collecte de données s’est faite via l’application Kobo Collect. Les données collectées sont ensuite envoyées sur le serveur de ASD MONDE à l’adresse https://kc.humanitarianresponse.info/asdmonde par les enquêteurs. Les données des focus groupes et entretiens individuels ont été saisies et traitées manuellement par les experts de l’ASD MONDE sous la supervision de la responsable Suivi Evaluation. Quant à celles des données quantitatives ont été extraites pour traitement et analysées sous logiciel SPSS et Excel 20.0 en vue de la production du rapport.

L’étude rapporte plusieurs formes de Violences Basées sur le Genre (VBG) dans le camp Buhimba I, principalement les viols et agressions sexuelles.
Les risques/violences, les enlevements, l’enrolement forcée des enfans dans les conflits armés, les violences physiqus, les violences sexuelles, le deni de droit de propiété, les violences psychologiques.

On remarque qu’en fonction du type de risque, tous les groupes sont vulnérables. Les femmes et les enfants sont majoritaire. Il ressort des discussions des groupes (focus groupes), des femmes, des filles et des garçons que quelle que soit les raisons du départ, les populations déplacées sont choquées par les actes de violences vécus. 66% des personnes interrogées reconnaissent l’existence de personnes traumatisées sur ces différents sites.
Les violences conjuguées à la situation actuelle d’impuissance et de réduction à l’assistanat engendrent des conséquences et traumatismes psychologiques qu’il est important de prendre en charge avec des assistances spécifiques et ciblées.
Les besoins prioritaires dans ce domaine incluent :

  • Espaces aménagés, sûrs et équipés où mener des activités récréatives avec les enfants
  • Sensibilisation sur les mariages précoces aussi bien des filles que des garçons
  • La pris en charge des cas.

Les jeunes consomment de l’alcool et les drogues de plus en plus tôt, beaucoup ne connaissent pas leurs limites, pire, ils ignorent les dangers de l’ivresse et les effets des drogues consommés qui mettent leur vie en péril. Une minorité de jeunes boit de l’alcool et/ou consomme de la drogue pour chasser l’ennui, oublier les soucis quotidiens ou encore surmonter des problèmes familiaux, scolaires ou amoureux. La vaste majorité des adolescents consomment de l’alcool et/ou de la drogue pour des raisons sociales.

Les femmes ont reporté qu’elles sont souvent agressées à l’intérieur du camp, surtout lorsqu’elles se rendent aux toilettes dans la nuit. Au cours des discussions c’était souligner à plusieurs reprises que la violence physique et mêmes les viols se passent dans les environs des latrines pendant la nuit. Elles ont indiqué qu’elles se sentent en insécurité dans le camp car elles ne connaissent pas les identités des habitants du camp. Ce sentiment a été partagé parmi les participants male. Ils ont aussi remarqué qu’il y’a une intrusion des personnes étrangères au camp qui viennent pour chercher des filles et ou des femmes.
C’était noter, par compte que, d’après les personnes enquêtées, les problèmes d’insécurité des femmes et des jeunes filles n’ont cependant pas augmenté ou pris de l’ampleur au sein du camp depuis le début de la crise. Face aux questions sur les dynamiques de violence dans les camps, plusieurs ont dit que les cas de violences enregistrés dans le camp ont été reportés pour la plupart auprès des leaders communautaires, des ONG et auprès des amies. Ils ont confirmé que le camp n’est pas sécurisé et que pour l’instant, il n’y a pas d’organisme chargé de la sécurité en dehors de la police qui intervient en tant que de besoin dans le camp

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