ASD Monde s’engage pour la santé et le bien-être des jeunes filles

Le 28 mai 2025, à l’occasion de la Journée Internationale de l’Hygiène Menstruelle, l’organisation ASD Monde a organisé une activité de sensibilisation et de distribution de kits d’hygiène menstruelle à l’école CEFAJED. Cette journée a été un moment fort de mobilisation autour d’un enjeu souvent négligé, mais fondamental pour le bien-être, la santé et la scolarité des adolescentes. Grâce à cette initiative, 110 jeunes filles issues des classes de 6e, 7e et 8e ont pu bénéficier d’un accompagnement concret, tant sur le plan éducatif que matériel.

L’objectif principal de cette activité était d’apporter une réponse directe à deux défis majeurs : le manque d’information sur la gestion de l’hygiène menstruelle et l’accès limité aux protections hygiéniques. Trop souvent, les règles restent entourées de silence, de honte ou de désinformation, ce qui entraîne l’absentéisme scolaire et nuit à la confiance des jeunes filles. En sensibilisant les bénéficiaires à leur propre corps et en leur fournissant les moyens de prendre soin d’elles dans la dignité, ASD Monde a voulu briser les tabous, renforcer l’estime de soi et créer un environnement scolaire plus inclusif.

« Une approche éducative et humaine au cœur de l’intervention »

La journée a débuté par une séance de sensibilisation animée par l’équipe d’ASD Monde, en étroite collaboration avec les enseignants de l’école CEFAJED. Cette session pédagogique a permis d’aborder plusieurs thèmes essentiels, dans une atmosphère bienveillante et respectueuse. Les jeunes filles ont pu en apprendre davantage sur le cycle menstruel et ses différentes phases, les gestes d’hygiène à adopter pendant les règles, les méthodes d’utilisation et d’entretien des protections hygiéniques réutilisables, ainsi que sur les moyens de combattre les idées reçues liées aux menstruations.

Cette séance n’était pas une simple présentation théorique. Elle a été pensée comme un espace de dialogue, d’écoute et de partage. Les participantes ont été invitées à poser des questions, à exprimer leurs inquiétudes et à partager leurs expériences. Plusieurs d’entre elles ont confié n’avoir jamais eu l’occasion de parler aussi ouvertement de ce sujet dans leur entourage. En créant cet espace de parole, l’activité a contribué à libérer la parole autour des règles et à faire de l’hygiène menstruelle une question de santé publique et de droits.

À l’issue de cette séance, chaque bénéficiaire a reçu un kit d’hygiène menstruelle complet. Ce kit contenait deux bandes hygiéniques réutilisables, une boîte de bandes jetables, deux caleçons et un rasoir jetable de type « BIC Gillette ». Ces produits ont été soigneusement choisis pour répondre aux besoins pratiques et immédiats des adolescentes, tout en encourageant l’usage de solutions durables et économiques.

L’activité a rencontré un franc succès auprès des bénéficiaires, des enseignants et de l’équipe encadrante. Les jeunes filles ont exprimé leur satisfaction quant à la qualité des informations reçues et à l’utilité des kits distribués. Plusieurs ont affirmé se sentir mieux préparées à gérer leurs règles de manière autonome, propre et discrète. Le climat de respect et d’écoute instauré tout au long de la journée a grandement contribué à cette réussite.

En fin de compte, les résultats sont au rendez-vous. Cent dix jeunes filles ont été informées, accompagnées et équipées pour mieux gérer leur hygiène menstruelle. L’activité a permis de renforcer leur capacité à faire face à cette réalité naturelle sans honte, ni gêne, ni isolement. Elle a également contribué à ancrer l’idée que l’hygiène menstruelle est un droit fondamental, et non un privilège.

Cette action s’inscrit pleinement dans la mission d’ASD Monde : promouvoir la santé, l’éducation et l’autonomisation des jeunes filles. En intégrant la thématique de l’hygiène menstruelle dans ses actions de terrain, l’organisation participe à une transformation sociale plus large, où les menstruations cessent d’être un frein à la réussite scolaire ou à l’épanouissement personnel.

La Journée Internationale de l’Hygiène Menstruelle 2025 restera ainsi un jalon important dans le parcours de sensibilisation mené par ASD Monde. Forte de cette réussite, l’organisation envisage d’étendre ce type d’activités à d’autres écoles et communautés dans les mois à venir.

Approvisionnement en Eau au Centre de Santé Rusayo

Centre de Santé Rusayo, © Photo ASD Monde. Mai 2025

La journée du 10 mai 2025, ASD Monde a procédé au lancement officiel du projet d’approvisionnement en eau potable par water trucking au Centre de Santé de Rusayo, situé dans une zone particulièrement touchée par les crises humanitaires et les déplacements de population.

Cette initiative, entièrement autofinancée par l’organisation, vise à répondre aux besoins urgents en eau potable pour les patients, le personnel soignant et les communautés environnantes, dans un contexte où l’accès à l’eau salubre reste un défi majeur.

La cérémonie de lancement a réuni les autorités sanitaires locales, les partenaires techniques,de l’équipe d’ASD Monde , ainsi que les bénéficiaires du Centre de Santé. Les participants ont salué cette intervention qui contribuera significativement à la prévention des maladies hydriques, à l’amélioration des conditions d’hygiène et à la qualité des soins.

Un infirmier se lavant les mains après avoir administré les soins à un enfant au Centre de Santé Rusayo

ASD Monde réaffirme, à travers ce projet, son engagement à améliorer les conditions de vie des populations vulnérables et à soutenir le système de santé local face aux urgence pour une durée de 3mois

ASD Monde s’engage pour les déplacés du Nord-Kivu : Une contribution essentielle à l’évaluation humanitaire de février 2025

Face à la crise humanitaire persistante qui touche durement les populations du Nord-Kivu, ASD Monde, en tant qu’organisation féminine humanitaire active dans la région, a joué un rôle clé dans l’évaluation rapide multisectorielle menée du 4 au 12 février 2025 par l’Union des Organisations Féminines Humanitaires (UOFH).

Cette mission, coordonnée par 23 ONG féminines locales, visait à dresser un état des lieux réaliste des conditions de vie des personnes déplacées internes (PDI), des familles d’accueil (FAT) et des retournés dans les territoires de Goma, Nyiragongo et Masisi.

Une Famille d’Accueil à BUHIMBA, Commune de Goma, Ville de Goma

Une crise humanitaire multidimensionnelle

Les résultats sont alarmants :

  • Accès limité aux services de base : 76 % des familles n’ont pas accès à l’eau potable, 63 % sont privées de soins de santé, et les écoles sont presque toutes à l’arrêt.
  • Situation dramatique des femmes et enfants : Les violences basées sur le genre (VBG) atteignent des proportions inquiétantes, avec près de 87 % des femmes interrogées déclarant avoir été victimes d’agressions sexuelles.
  • Surpeuplement et manque de ressources : Les familles d’accueil, malgré leur solidarité admirable, manquent cruellement de moyens pour subvenir aux besoins des déplacés.

L’implication active d’ASD Monde

Dans cette démarche, ASD Monde a contribué à la fois techniquement et financièrement à la réalisation de cette évaluation. Nos équipes se sont mobilisées sur le terrain pour :

  • Participer à la collecte de données auprès des ménages déplacés, dans des zones à risque, en coordination avec les enquêteurs de l’UOFH.
  • Organiser des discussions de groupes spécifiques aux femmes et jeunes filles, afin de recueillir des informations sensibles liées à la protection, la santé reproductive et les besoins psychosociaux.
  • Identifier les besoins prioritaires dans les zones rurales reculées comme Kirotshe et Shasha, où l’absence d’infrastructures sanitaires et scolaires est particulièrement marquée.

Cette contribution reflète notre engagement permanent à promouvoir la dignité humaine, surtout en temps de crise, et à défendre les droits des femmes et des enfants dans les situations d’urgence.

Des recommandations claires pour une réponse durable

À travers cette évaluation, ASD Monde et ses partenaires formulent des recommandations urgentes :

  • Fournir une assistance alimentaire et des semences agricoles pour relancer l’économie locale.
  • Réhabiliter les structures sanitaires et éducatives détruites.
  • Renforcer les mécanismes de protection pour les groupes vulnérables, en particulier contre les violences sexuelles.
  • Soutenir les initiatives économiques portées par les femmes pour renforcer leur autonomie et résilience.

Une vision partagée pour la reconstruction

ASD Monde croit en une réponse humanitaire locale, inclusive et durable. En tant qu’acteur de terrain, nous continuons de renforcer les capacités communautaires, d’accompagner les femmes leaders et de plaider pour une réintégration digne et sécurisée des déplacés internes.

Notre action est guidée par une conviction : le développement commence par l’écoute, la solidarité et l’action concrète.

16 Jours d’Activisme –  Les déplacées du site Sam-Sam, dotées des kits hygiéniques

L’organisation Actions sociales pour le développement au monde (ASD Monde) a distribué des kits hygiéniques aux femmes et filles déplacées du site Sam-Sam, situé dans le quartier Mugunga en commune de Karisimbi dans la ville de Goma au Nord-Kivu.

Cette distribution du week-end dernier s’inscrit dans le cadre de 16 jours d’activisme contre les Violences basées sur le genre. Elle vise la réhabilitation et le soutien aux femmes et filles déplacées, pouvant leur permettre de maintenir leur dignité et leur santé.

« L’hygiène féminine était un cauchemar pour moi, je n’arrivais plus à répondre à ce besoin. Maintenant, je vais bien assurer mon hygiène grâce à cette assistance humanitaire. Nous disons sincèrement merci », s’est réjouie une déplacée.

Dans ces kits se trouvent des produits essentiels tels que du savon, des sous-vêtements, du dentifrice, un seau, un sifflet et des bandes hygiéniques lavables, étant des éléments cruciaux pour garantir l’hygiène et le bien-être des femmes et des jeunes filles déplacées.

Thierry Serugundo Éric, coordonnateur de la zone Est de l’organisation Actions sociales pour le développement au Monde a souligné l’urgence de la question de l’hygiène féminine sur les sites de déplacés qui semble être oubliée. Il a souligné l’importance d’une aide continue pour garantir des femmes et filles déplacées, souvent touchées par les conflits armés.

« Nous venons d’apporter cette assistance aux femmes et jeunes filles déplacées suivant leur situation de vulnérabilité, surtout aux victimes de VBG. Nous encourageons d’autres organisations à multiplier d’éventuelles assistances car l’hygiène féminine nécessite une attention particulière », insiste-t-il.

Pour cette première phase, une sensibilisation à la lutte contre les violences basées sur le genre a été organisée pour les 30 femmes bénéficiaires. Cette initiative vise à renforcer la prise de conscience et à offrir un soutien psychosocial dans un contexte fragile.

Sondage sur la Protection dans le camp de déplacés de Buhimba 1 – Nord Kivu

L’étude s’est basée sur la méthode quantitative et qualitative en utilisant des approches structurées et non structurées. En tout, 177 entretiens structurés ont été réalisés au sein du camp. 15 entretiens individuels avec les personnes ressources (9 femmes et 6 hommes) et 4 focus group. 
Préalablement à la collecte de données sur le terrain, une séance de formation animée par ASD MONDE (Actions Sociales pour le Développement au Monde) s’est tenue le 22 au 24 Août 2024. La formation a eu pour objectif de former le personnel chargé d’administrer les questionnaires aux méthodes de collecte de données par téléphone. Cette formation a également permis de faire un pré-test des questionnaires pour évaluer la capacité des agents enquêteurs à les administrer par téléphone et la compréhension du questionnaire. 
La collecte des données a duré approximativement 5 jours. Elle a débuté le 22 août et s’est achevée le 27 août 2024 avec 5 personnels charger d’administrer les questionnaires repartis dans les blocs du camp. Le taux de réponse a été globalement satisfaisant.
La collecte de données s’est faite via l’application Kobo Collect. Les données collectées sont ensuite envoyées sur le serveur de ASD MONDE à l’adresse https://kc.humanitarianresponse.info/asdmonde par les enquêteurs. Les données des focus groupes et entretiens individuels ont été saisies et traitées manuellement par les experts de l’ASD MONDE sous la supervision de la responsable Suivi Evaluation. Quant à celles des données quantitatives ont été extraites pour traitement et analysées sous logiciel SPSS et Excel 20.0 en vue de la production du rapport.

L’étude rapporte plusieurs formes de Violences Basées sur le Genre (VBG) dans le camp Buhimba I, principalement les viols et agressions sexuelles.
Les risques/violences, les enlevements, l’enrolement forcée des enfans dans les conflits armés, les violences physiqus, les violences sexuelles, le deni de droit de propiété, les violences psychologiques.

On remarque qu’en fonction du type de risque, tous les groupes sont vulnérables. Les femmes et les enfants sont majoritaire. Il ressort des discussions des groupes (focus groupes), des femmes, des filles et des garçons que quelle que soit les raisons du départ, les populations déplacées sont choquées par les actes de violences vécus. 66% des personnes interrogées reconnaissent l’existence de personnes traumatisées sur ces différents sites.
Les violences conjuguées à la situation actuelle d’impuissance et de réduction à l’assistanat engendrent des conséquences et traumatismes psychologiques qu’il est important de prendre en charge avec des assistances spécifiques et ciblées.
Les besoins prioritaires dans ce domaine incluent :

  • Espaces aménagés, sûrs et équipés où mener des activités récréatives avec les enfants
  • Sensibilisation sur les mariages précoces aussi bien des filles que des garçons
  • La pris en charge des cas.

Les jeunes consomment de l’alcool et les drogues de plus en plus tôt, beaucoup ne connaissent pas leurs limites, pire, ils ignorent les dangers de l’ivresse et les effets des drogues consommés qui mettent leur vie en péril. Une minorité de jeunes boit de l’alcool et/ou consomme de la drogue pour chasser l’ennui, oublier les soucis quotidiens ou encore surmonter des problèmes familiaux, scolaires ou amoureux. La vaste majorité des adolescents consomment de l’alcool et/ou de la drogue pour des raisons sociales.

Les femmes ont reporté qu’elles sont souvent agressées à l’intérieur du camp, surtout lorsqu’elles se rendent aux toilettes dans la nuit. Au cours des discussions c’était souligner à plusieurs reprises que la violence physique et mêmes les viols se passent dans les environs des latrines pendant la nuit. Elles ont indiqué qu’elles se sentent en insécurité dans le camp car elles ne connaissent pas les identités des habitants du camp. Ce sentiment a été partagé parmi les participants male. Ils ont aussi remarqué qu’il y’a une intrusion des personnes étrangères au camp qui viennent pour chercher des filles et ou des femmes.
C’était noter, par compte que, d’après les personnes enquêtées, les problèmes d’insécurité des femmes et des jeunes filles n’ont cependant pas augmenté ou pris de l’ampleur au sein du camp depuis le début de la crise. Face aux questions sur les dynamiques de violence dans les camps, plusieurs ont dit que les cas de violences enregistrés dans le camp ont été reportés pour la plupart auprès des leaders communautaires, des ONG et auprès des amies. Ils ont confirmé que le camp n’est pas sécurisé et que pour l’instant, il n’y a pas d’organisme chargé de la sécurité en dehors de la police qui intervient en tant que de besoin dans le camp

Formation des animateurs sur les VBG

L’objectif de cette formation étant de renforcer les compétences des animateurs communautaires en communication afin de favoriser des changements positifs dans les attitudes et les comportements des communautés en matière de prévention et de lutte contre la violence basée sur le genre (VBG). Cela a des avantages pour l’ensemble de la communauté.

La formation était basée sur une méthode andragogique associant les participant(e)s comme acteurs (trices) de leur propre formation.  Cette approche a pour principale caractéristique de s’appuyer sur les expériences (surtout professionnelles) des participant(e)s afin qu’ils puissent tirer profit des échanges et mettre en application des nouvelles pratiques.

La mise en œuvre de cette méthode s’est faite sur :
• Une animation s’appuyant sur l’implication des participants expérimentés pour la réalisation de certaines thématiques ;
• Des applications pratiques avec des exercices pour vérifier les connaissances ;
• La présentation des cas pratiques pour les partages d’expériences ;
• Les partages et échangesdes outils et d’approche méthodologique ;
• L’utilisation systématique de support de formation (Powerpoint) remis aux participants pour faciliter l’exploitation après la formation.