Une séance de formation consacrée à la prévention des violences basées sur le genre (VBG) en contexte humanitaire se tient ce vendredi 30 octobre 2026, dans les bureaux de coordination d’ASD Monde à Goma, dans l’Est de la République démocratique du Congo.
- Par l’Equipe Com

Cette activité vise à renforcer les connaissances des acteurs humanitaires sur les différentes formes de VBG, l’identification des facteurs de risque, les stratégies d’atténuation ainsi que les mécanismes de prévention et de réponse adaptés aux besoins des personnes affectées.
Plus d’une dizaine d’acteurs humanitaires prennent part à cette séance. Parmi eux figurent des bénévoles d’ASD Monde et des représentants d’organisations partenaires, notamment Woman Power et Wokovu Way.
Les échanges sont facilités par Jean-Paul Bahati, chef des programmes d’ASD Monde et expert en protection et prévention des VBG. Les participants sont notamment outillés sur l’identification des risques liés aux interventions humanitaires, les obstacles à l’accès aux services d’assistance ainsi que les mesures à mettre en œuvre pour mieux protéger les personnes exposées aux violences.
Jean-Paul Bahati insiste sur la nécessité d’intégrer la réduction des risques, l’accès aux services, l’inclusion et la participation communautaire dans les programmes humanitaires.

« Nous devons agir sur les causes, les normes néfastes et les situations qui exposent les femmes, les filles et les autres personnes vulnérables aux violences. Il faut leur garantir un accès sûr à l’information, aux services, aux espaces sécurisés et aux mécanismes de plainte. Les activités doivent également être adaptées aux réalités des personnes déplacées, des communautés d’accueil, des adolescentes et des personnes vivant avec un handicap », explique-t-il.
Il souligne également l’importance de la redevabilité envers les communautés bénéficiaires. Selon lui, celle-ci passe notamment par une information claire, l’implication des communautés dès la conception des interventions, la mise en place de mécanismes accessibles de retour d’information et de plaintes confidentielles, ainsi que la prise en compte effective des préoccupations exprimées.
« Dans chaque situation, nous devons d’abord préserver la sécurité, la dignité, les choix et la confidentialité des personnes survivantes, tout en organisant des actions utiles, rapides et adaptées aux réalités du terrain. Prévenir les VBG, c’est aussi protéger la dignité, la sécurité et les choix de chaque personne », ajoute-t-il.

Glodi Kananga, membre de l’organisation Wokovu Way et participante à la formation, salue une initiative qu’elle juge essentielle pour renforcer les compétences des acteurs humanitaires. « Cette formation nous permet de mieux comprendre les enjeux liés à la prévention des violences basées sur le genre en contexte humanitaire. Les connaissances acquises vont nous aider à améliorer nos pratiques sur le terrain, à mieux identifier les risques et à renforcer la protection des communautés », souligne-t-elle.
Il est à noter que cette initiative s’inscrit dans la volonté d’ASD Monde de renforcer la prise en compte de la protection contre les violences basées sur le genre dans les interventions humanitaires. L’organisation entend ainsi contribuer à des réponses plus inclusives, respectueuses de la dignité humaine et adaptées aux besoins spécifiques des communautés affectées.